18.05.2009
Le film du week-end : Le chant du cygne d’une guimbarde
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Écrit par Jean Marie Mollo Olinga (Vice Président Fédération africaine de la critique cinématographique) | |
Lundi dernier, dans le cadre de son ciné-club, l’Institut Goethe de Yaoundé a projeté « Clandos », le moyen métrage du jeune Camerounais Gervais Djimeli Lekpa.C’est un film de genre ; c’est un road movie qui emprunte au film d’aventure. Apparu aux Etats-Unis en 1969, le road movie développe le thème de l’errance et exprime une quête, un désir d’espace, de découvertes et de rencontres nouvelles. Au Cameroun, lire la suite. |
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Le film "Impulsions" du camerounais Gervais Djimeli Lekpa sur la croisette de Cannes

Par Ingrid Alice NGOUNOU (JOURNAL DU CAMEROUN) - 12/05/2009
Le film "Impulsions" du camerounais Gervais Djimeli Lekpa sur la croisette de Cannes
Il est présenté dans le cadre du short film corner, rendez-vous du film court sur la croisette lire la suite
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Interview dans Contre-Plongée
Interview dans contre-plongée n°1 [2008]
Juin 2008
Après avoir été l’assistant réalisateur camerounais de Claire Denis sur le plateau de White Material, DJIMELI LEKPA Gervais a réalisé son premier road-moovie : Clandos, moyen métrage qu’il a dû lui-même produire, comme sont contraints de faire la grande majorité des réalisateurs de l’Afrique Noire.
Comment avez-vous assuré la production?
S’il fallait attendre de trouver un producteur, le projet n’aurait jamais vu le jour. Il fallait donc oser, c’est ce que j’ai fait à travers mon propre label, DLG Films et avec l’assistance de Claude Mbafou, directeur de la production. Des personnes ont cru en moi, notamment l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang, A Mbouh Ndem qui a assuré la régie véhicule, 2 PG Pictures, Cafez, le renommé premier assistant réalisateur français Jean Paul Allègre, et ma mère, Régine Lekpa. J’ai tout fais pour ne pas trahir leur confiance, quoique ça n’a pas été aisé de gérer une équipe de près de 200 comédiens et figurants, compositeurs, techniciens de plateau et de studio, et ce pendant trois mois. Au final, j’ai de grosses dettes certes, mais je garde la satisfaction d’avoir fait mon premier road-moovie. Le meilleur reste à venir.
Ne pensez vous pas avoir exagéré sur le nombre d'obstacles subit par les passagers du vieux taxi de brousse?
Non ! Le but de ce film était de faire un travelling sur les difficultés à voyager dans le continent de Senghor. Et puis, vous savez, il y a des jours où on a l’impression que tout tourne mal : c’est le cas des 11 passagers de ce taxi en épave dont une française qui partage le même siège que Turbo le chauffeur. Pour éviter la platitude propre à bon nombre de films, j’ai donc truffé des obstacles variés sur leur parcours de tel enseigne que le spectateur ne puisse deviner aisément la fin du film. Je prendrais une série américaine à témoin : 24, dans laquelle en 24 heures chrono une pluie d’obstacles s’imbrique parfaitement pour faire durer le plaisir et le suspens.
Que cherchez vous à ressortir en faisant un casting européen ?
Je suis formé à l’école comparatiste, sous la houlette du Dr Fotsing Mangoua. Il est donc évident qu’à travers mes scénarii, je montre le regard de l’autre sur ma culture et mon environnement. Cas de Julia qui est complice du système clandestin (surcharge notamment) et cas des touristes européens qui n’approuvent pas le système en place, mais ne font rien pour que les choses changent.
Quelle leçon cherchez vous à véhiculer à travers clandos et quelle est votre cible?
L’hypothèse d’une alternative. Lorsque le peuple n’a pas le choix, il consomme le clando. Il faut donc qu’il puisse avoir le choix, un choix partial pour réduire cette mortalité qui gangrène notre développement. Tout le monde est donc ciblé, des décideurs aux victimes du système. Il faut réagir, mieux agir.
Quels sont vos projets pour Clandos ?
Trouver un distributeur sérieux par son professionnalisme afin que cette œuvre atteigne le maximum de cœurs de tous les horizons.
Comment vous décrivez-vous en un mot?
Insaisissable. Je me découvre au quotidien.
Par Alex B. NOLLA
08:18 Ecrit par DLG dans 81 | Notre Pressbook | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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